Je m'appelle Furie.
Hier, Laurence m'as monté. On a fait de l'obstacle. J'adore l'obstacle, c'est ma discipline préférée. On faisait un parcours de 90 cms. Et puis j'ai sauté un spa, je n'en avait jamais sauté un avant. Et je n'en sauterai d'ailleurs plus jamais. Ma cavalière m'as trop poussé car j'hésitais à sauter cet obstacle impressionnant. J'ai trébuché. je suis tombé sur l'obstacle et ma cavalière était bléssée. Moi aussi, j'avais une grand plaie le long de l'encolure et sur mon poitrail. On m'as remis au boxe, sans me marcher.
Franck est venu. C'est le propriétaire du manège. Je l'aime bien car il me donne des granulés chaque jour. Il m'as passé un licol et m'as conduit devant un grand camion. Je me suis dit qu'on partait en concours. J'adore les concours, je suis toujours classé et Laurence me donne des pommes après e parcours. Je suis entré dans le camion. Il y avait un cheval que je ne connaissait pas. Il n'avait pas l'air heureux, et, moi, je l'ai consolé en lui disant bonjour. Ils ont fermés les portes. C'est bizarre, je n'ai pas ces bandes aux jambes que Laurence me mets pour les voyage.
On a roulé une heure. On s'est arrêter et je pensais être arrivé au concours. Les humains ont ouverts le camion. Ils ne m'ont pas fais descendre. Au contraire, trois autres chevaux sont entrés. Je ne les connaissait toujours pas. Je commençais a avoir soif alors j'ai attendu patiemment le débarquement. Pendant plusieurs heures nous avons roulés et le cheval a coté de moi, Roxane, était couchée par terre. Elle aussi avait faim et soif. Un des poneys a hennit. Nous nous sommes encore arrêter. On a embarquer deux nouveaux chevaux. On commençait sérieusement a manquer de place. Il s'est ensuite passé quelques chose d'affreux. Je me suis abaissé pour regarder Roxane, mais elle ne bougeait plus. J'ai compris. Nous n'allions pas en concours. J'ai eu peur. Je n'ai pas compris. J'ai tapé du pied, piaffé, hennit, bougé. J'ai donné un coup de sabots à un cheval sans le faire exprès. Le camion a beaucoup bouger. On s'est arrêté et les portes se sont ouvertes. Un homme est entré. Il avait un bâton et il a frappé chaque cheval. Il est parti et nous avons continué notre voyage. Ca sentait la mort et le crottin. Pendant de très longues heures, nous avons roulé. Sans fin. Je me suis endormi. Je ne savais plus. Laurence. Je voulais Laurence. Mon encolure s'est infectée. Des mouches nous agaçait et je n'avais plus la force de les chasser. Un autre cheval est mort. Il s'appelait Joyce, je crois. Le poney était couché. Je n'en pouvais plus. La mort flottait dans l'air. Les mouches recouvraient Roxane comme un drap. C'était épouvantable.
Nous sommes arrivés. Ici, le climat est très chaud. L'homme qui nous avait frappé me tenait. Le corps de Roxane et de Joyce sont restés dans le camion. Je ne sais pas ce qu'ils sont devenus. Ma robe grise était couverte de crasses, de mouches, et de transpiration.
J'ai marché pendant plusieurs minutes. Je suis entré dans un bâtiment. Je sentais l'odeur nauséabonde. Une odeur écoeurant. Celle du sang et du crottin. Nous sommes arrivés dans une grande salle en métal sans fenêtres. J'ai paniqué. J'ai hennit. L'homme m'a regardé. Nos regards se sont croisés. Il a pris un objet. Un couteau. Je me suis cabré. La mort. Il me l'as enfoncé dans le ventre. Laurence ...
Cet histoire ne comporte pas d'exagérations. Furie est mort. Non à l'hippophagie. Non aux hippophages.